Quand les couloirs du temps son ouverts, il fait toujours bon d'aller s'y ballader. Oh Juste quelques instants, histoire de se rappeler ...
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C'est par ici ou par là qu'Elle* se promenait, mélant mélancolie triste et Nostalgie débordante, jusqu'à une place, sur laquelle Elle s'assit .
Là, au son de l'eau de la fontaine, de l'accordéon derrière, et du soleil sur son visage, Elle laissa le souffle du vent faire danser la farandole de son esprit et la ramener au temps où cette Bonne Vieille France chantait ... !
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C'était une de ces fins d'après midi tristes, un peu tiedes mais incomparablement douce comme si le temps, l'espace d'un instant s'était laissé aller à la faveur de l'été naissant .
Elle ferma les yeux et tout disparut. La place, la fontaine, les platanes ... Quand elle les rouvrit, c'est sur la croisette qu'elle se trouvait. En mai 1964, à Cannes, c'était les Parapluies qui étaient primés et l'exitation était à son comble: une Inconnue sortait de l'ombre !
Un battement de cils et St Tropez apparait, mais pas celui que l'on connait, non, celui du temps du Bonheur, celui où Christian était né, celui des sandales et des maillots de bain Vichy, celui de BB et de ses chinions dorés !
Une fois encore le décor change et c'est en 1968, à Rochefort, que l'action à lieue, On y trouve sur la place Colbert, une foire, des bateaux, des danseurs et des Demoiselles qui chantent l'été. Cette année, les soeurs Garnier mériteraient bien du Palais !
Ses yeux se refermèrent et les embruns sur son visage disparurent laissant place à la spirale infernale qui la transportait à travers les âges et les époques .
Cette fois ci, C'est à Paris qu'elle atterrit !
Le quartier Latin, St Sulpice ou St Germain !
C'était ce qu'elle voulait, se retrouver au milieu des idoles du passé et de l'été recommencé !
Elle savoure un instant le plaisir d'un autre temps quand soudain, le plus délicieux des parfums lui parvient ...
On dirait la Mer, le Sud, la Normandie, l'Angleterre et l'Italie. L'été, le printemps, les feuilles mortes et les fleurs des champs, les vacances, un nuage, une leçon de piano, une ballade en vélo, un champ de blé. un clair de Lune, un couché de Soleil, un Orage bruyant, l'amour, la vie, un enfant !
Elle* leva les yeux et posa un regard ennivré sur Catherine qui se tenait debout devant Elle*, les yeux planté dans les siens.
Tout à coup, il lui semblat bien loin, ce Pont des Arts et ce Jardin du Luxembourg.
A nouveau elle se laissa emporter mais cette fois ci, part le tourbillon qui ravage les coeurs et qui fait que la vie est meilleure, celui de l'amour,du bonheur, de la vie, de l'admiration aussi ...
Elles* se retrouvèrent dans cet endroit familier qu'est le jardin des Tuilleries. Là, la douce chaleur de ce début de soirée, donnait l'impression que le temps s'était arrété, mélangé.
Les enfants jouaient aux bateaux sur le bassin central tandis que Doisneau immortalisait à jamais ces immages de la vie quotidienne. Au loin, les cris des révolutionnaires se font entendre dans le palais alors que le directeur du Bonheur des Dames, Mr Mouret sent s'allumer en son coeur, la douce et tranquille flamme de l'amour ...
Elles s'arretèrent au détours d'un bosquet. Et elle la regarda. Cette femme qu'elle avait aimée pendant toutes ces années, comme ça, sans se poser de questions, sans chercher pour autant de raisons, celle qui avait été sa demoiselle préférée .
Aujourd'hui plus que jamais elle comprenait, pourquoi, depuis tant de temps ce sentiment sincère et fort l'animait.
Aujourd'hui plus que jamais, elle comprenait.
" - Coline, Raconte moi .
- Oh, c'est une longue histoire ...
- Mais c'est un grand parc, et nous avons tout notre temps ... "


